Rencontre avec des marginaux qui vivent en autarcie informationnelle ?

Photo marginaux Autarcie Informationnelle

S'isoler de la civilisation, ou parfois résister d'être comme les autres, nous pouvons définir les personnes marginales comme étant des individus qui refusent de leur plein gré certaines restrictions et obligations pour vivre en société.

Un instituteur retraité qui vit dans la forêt sans électricité

Après un long voyage en Afrique et un exil forcé dans des banlieues grises, Maxime Roumagnac, retraité de l'éducation nationale, a décidé de vivre son rêve : habiter dans la forêt proche de la vallée de l’Aveyron. Sans électricité (enfin un petit peu pour alimenter sa radio), sans ligne EDF ni de compteur électrique, il ne possède pas non plus d'outils informatiques, d'appareil photo, et encore moins de téléphone portable.

Portrait de M. Roumagnac Autarcie Informationnelle

Une bougie allumée pour éclairer une petite table en bois, cet ancien instituteur passionnée de poésie et littérature n'hésite pas à décrire son bonheur dans un petit carnet. Vivant au coeur de la forêt, Maxime a l'oreille fine ; il sait quand un sanglier est à proximité de sa cabane, ou quand une fouine lui vole sa nourriture.

Il ne cesse de répéter que son choix de vie ne doit rien à un quelconque suivisme. Ce personnage atypique aime échanger avec autrui, il aime le contact. Mais son choix de vivre en totale autarcie lui est propre : il est plus heureux comme ça ! À 70 ans, Maxime Roumagnac n'est pas comme les autres, mais son choix lui appartient. Et il n'est jamais trop tard pour vivre ses rêves d'enfants.


Djalla-Maria, 37 ans, fille de hippies

Djalla-Maria est l'auteure de «Mon enfance sauvage» , qui évoquait ses premières années, et «Terre courage» , qui parle notamment de l'installation des néoruraux (et l'arrivée des hippies) en Ariège.

Enfant, elle avoue n'avoir jamais mis les pieds dans une école, et faisait tout avec les paysants de la communauté hippie dans laquelle ses parents se trouvaient. Vivre en autarcie lui semblait tout à fait normal, car elle n'avait jamais connu le monde moderne.

Portrait de Djalla-Mario Autarcie Informationnelle

Encore nostalgique, elle affirme qu'elle recherche à vivre dans le juste milieu entre ce qu'elle a vécu enfant et ce qu'elle a découvert plus tard. Elle vit dans une maison qui dispose d'un certain confort : WC, machine à laver, eau chaude, électricité...

Son père avait le rôle d'instituteur. Chose qu'elle regretta plus tard ; "Mon premier livre, j’ai mis 7 ans à le faire parce que j’écrivais phonétiquement".

La plus jeune d'une fille de 8 enfants, c'est quand même la première a avoir quitté la communauté en premier, se mettant à dos sa mère. Djalla semble davantage rassurée et plus épanouie de vivre dans un monde "normal", qu'avec une communauté qui manquait de moyens financiers, médicaux, etc.